Une sacrée mamie – Happiness made simple ?

Un article sur mon blog, une chose devenue rare en ces temps ensoleillés ! Le fait est là, l’été n’est pas ma saison de bloging ! Le potager et les entretiens divers ont été agrémenté cette année par la venue très prochaine d’un petit être dans ma vie, ce qui engendre son lot de préparatifs exceptionnels qu’on est loin d’imaginer avant d’être dans la situation… Mais bon, le futur papa trouve toujours un peu de temps pour zieuter des anime et lire quelques manga ! C’est ainsi qu’entre deux épisodes de Cyber Formula, j’ai testé un nouveau titre de Delcourt, à savoir Une sacrée mamie, de Shimada et Ishikawa.

Tome 1

Ceux qui auront lu ma page “A propos” savent qu’une de mes trois passion,, outre les anime/manga et les jeux vidéo,  consiste à apprendre à économiser de l’argent et  l’utiliser correctement afin de devenir riche lentement.  Cet objectif a deux voies possible pour se réaliser : gagner plus, ou/et dépenser moins. Moi, je suis plus porté sur le deuxième terme. Alors, quand Akata a commencé à communiquer sur ce titre racontant la vie d’une mamie pauvre mais heureuse de sa situation, sachant se débrouiller avec un rien et faire face à la crise, le propos a eu un certain écho à mes yeux. Un manga sur la vie simple et la frugalité, ça colle parfaitement à mes centres d’intérêt !

Histoire

1958, Hiroshima. A cette époque au Japon, il est difficile pour une jeune femme d’élever seule ses deux fils. Acculée, elle décide un jour de confier le plus jeune, Akihiro, à sa mère qui vit dans la campagne. Arrivé chez sa grand-mère, une vie complètement nouvelle va commencer pour Akihiro. Pas facile de quitter la ville pour la campagne quand on n’y est pas préparé ! Mais le petit garçon va vite s’habituer à sa nouvelle vie au grand air. Suivant l’exemple de sa super mamie débrouillarde, il va apprendre à s’adapter à toutes les situations… (Résumé Akata)

J’ai découvert ce titre part la publication en ligne du premier chapitre. Ce qui m’a poussé à acheter directement ce manga, c’est que ces quelques pages m’ont littéralement bousculé, et m’ont mis la larme à l’œil (et quand on veut lire discrètement des manga en ligne au boulot, ça le fait moyen de se retrouver à pleurer devant son ordi). Voir ce petit garçon presque abandonné par sa moman m’a retourné le cœur. Mais l’histoire devient rapidement plus amusante, avec la découverte par Akihiro du style de vie de sa grand-mère. Si, dans un premier temps, il en a totalement honte, il finira par comprendre que l’argent, même s’il aide beaucoup, est loin de faire à lui seul le bonheur.

Akihiro

Une morale trop présente ?

Si les aventures d’Akihiro, constituées d’histoire indéendantes, sont toujours amusantes, elles ont pour léger défaut de se terminer, pour la plupart, sur une morale un peu lourdingue à la longue. Certes, l’argent ne fait pas le bonheur. Certes, la simplicité dans laquelle vit la grand-mère est un exemple quand on voit les méfait de la surconsommation de nos sociétés. Mais ces évidences (enfin, peut-être pas pour tout le monde) sont vraiment très présentes, voir TROP. Si bien qu’on en viendrait presqu’à les rejeter alors qu’elles sont d’un bon sens total. Certes, l’avarice et l’envie sont des péchers capitaux (huhu !), mais quand on voit ce gamin démuni se démener corps et âme (couper du bois, faire le ménage, etc.) pour avoir de quoi s’offrir un gant de baseball, et que finalement sa grand-mère lui rétorque que ces travaux valent bien son logement et ses repas, on a de quoi avoir un sentiment d’injustice qui nous envahit.

Quand je lis Une sacrée mamie, j’ai l’impression de revenir trois siècles en arrière, avec le mythe du bon sauvage. En gros, la simplicité est salutaire, et le reste n’est pas sain. Mais là ou je suis partisan d’une simplification volontaire, basée sur une facilitation de la vie, quand on me dit que la simplicité subie est bonne, et qu’il ne faut rien faire pour changer cette situation, j’ai du mal à accepter.

Conclusion

J’attends le deuxième tome pour savoir ce que je ferai de cette série. Si le thème de base m’intéresse au plus haut point, la façon de le traiter me dérange un peu. Mon avis est tranché, et mériterait quelques nuances ; aussi je vous suggère quand même de feuilleter ce manga, qui propose quand même bon nombre de scènes amusantes, et qui, par ses dessins simples mais très expressifs, vous décrochera certainement quelques sourires.

PS : Ceci sera mon dernier post pour cet été, rendez-vous à la rentrée !

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[+18] Ma façon à moi de fêter le retour d’Haruhi

Bonjour messieurs/dames,

Le printemps est enfin là, si bien qu’il laissera bientôt sa place à l’été. Dans ma petite tête d’otaku occasionnel, c’est un peu le grand chambardement : pour ceux qui ne l’auraient pas encore remarqué, les anime sont ma passion, mais je fais aussi plein de choses à côté. En ce moment, c’est la grande période des travaux du jardin : plantation dans le potager (on mange des radis depuis quelques semaines, les haricots poussent bien, et les tomates ont été mises en place hier), cabanon en kit à monter, et la pelouse à tondre deux fois par semaine. Ça, c’est sans compter sur les travaux intérieurs, et sur un grand événement à venir qui risque de chambouler encore plus mes habitudes !

Mais je reste fidèle à la 2D, contrairement à d’autres, même si je n’ai pas beaucoup commenté de blogs ces dernières semaines. Je n’étais pas à l’Epitanime non plus, mais ça c’est pas une nouveauté : ma dernière convention, c’était le Cartoonist Paris de 2001… Je me contenterai cette année encore de regarder les photos des jolies cosplayeuses.

Mais bref, je reste donc fidèle à la 2D, et j’ai moi aussi explosé de joie à la vision de la nouvelle saison de La Mélancolie d’Haruhi Suzumiya. Si bien que j’ai réitéré ma tentative de me lancer dans l’écriture, avec un petit récit érotique 100% réservé à un public adulte, mettant en scène nos chers membres de la Brigade SOS.

Je vous laisse donc lire cette histoire issue de mon esprit pervers, qui, à force de creuser des trous pour y mettre des graines, va finir par mal tourner. (Fichier html à télécharger en megaupload, je vais chercher à l’héberger rapidement afin que ce soit plus simple).

J’ai plus de 18 et je veux lire cette chose perverse.

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Dragon Quest IV – L’épopée des élus

Hello Blogchan ? Si, cette fois, ce post est référencé sur l’aggrégateur en question, j’invite ceux qui le souhaiterait à venir déguster avec moi un petit verre de vin pour l’occasion.

Aujourd’hui, je vais vous présenter un jeux vidéo qui a dernièrement partagé mes après-midi de liberté, ainsi que mes nuits d’insomnie. Ça fait des années que je souhaitais me lancer dans la saga des Dragon Quest. En fait, je me souviens parfaitement être tombé dedans sans le savoir lorsque le Club Dorothée commença la diffusion de Dai no daiboken, vers les dernières années de gloire de l’émission. Ils eurent l’idée étrange de renommer la série Fly (et Ariane de spécifier lors de la présentation du premier épisode “Ca veut dire mouche en anglais”, histoire de renforcer sans le vouloir le côté ridicule de cette “traduction”), ce qui éloigna dans mon jeune esprit l’association avec les rpg en question. Ce ne fut que quelques années plus tard que je découvris au détour d’un magasin d’import les perso de mon dessin animé adoré et le nom prestigieux associé sur le même volume du manga. La série connut ensuite les honneurs de la traduction française chez J’ai Lu, puis actuellement chez Tonkam.

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Ce qui me plut dans cet univers, c’est approche typiquement japonaise de l’heroic fantasy : les poncifs du genre sont mis en scène de manière extrêmement dynamique, et l’esprit nekketsu donne un coup de boost au caractère déjà épique de la chose.  Mon intérêt pour la saga fut également renforcé par le chara design de Toriyama : en pleine période de fanboyisme Dragon Ball, je ne pouvais qu’être attiré par ces jeux. Son trait est rond, frais, clair, et les auteurs de Dai no Daiboken ont su s’en inspirer, en garder le concept, tout en restant personnels et originaux.

Mais voilà le problème : je ne possédais qu’un Game Boy, et aucun jeu Dragon Quest n’était disponible sur cette console. Aucun jeu n’est d’ailleurs sorti officiellement en Europe avant 2006 ! Je me suis donc contenté des manga et d’autres rpg, comme par exemple Zelda, puis beaucoup plus tard Chrono Trigger (qui, bien qu’ayant le design de Toriyama, n’était pas vraiment dans l’univers qui m’attirait tant).

Jusqu’à ce mois de mars 2009, où, venant de terminer Zelda-Phantom Hourglass sur ma DS adorée,  j’eus l’opportunité de me lancer dans ce 4ème volet de la saga. Rebaptisé “L’épopée des élus” lors de sa localisation française, cet épisode est le premier de la “Trilogie zénithienne”. Sorti en premier lieu sur NES, il est ici modélisé en 3D pour notre plus grand plaisir.

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Il était une fois…

Le scénario de Dragon Quest IV se divise en cinq chapitres, de longueurs variables, qui ont le mérite de mettre tour à tour en avant les différents protagonistes. Ce système, un peu déconcertant dans les premières heures de jeu, permet de s’attacher progressivement à chaque personnage, et de littéralement jouir lors de leur réunion à mi-parcours.

1221172638877Torneco, Kiryl, Alina, Maya, Mina, Ragnar, le héros, l’héroïne, Borya.

Le premier chapitre nous présente Ragnar McRyan, preux chevalier en armure rose et jambes à l’air, chargé de sauver les enfants de Strattbourg, enlevés par de méchants monstres : une petite quête basique pour se mettre en jambe.

On passe ensuite à Alina, jeune tsarine de son état, dont l’esprit aventureux la pousse à parcourir le monde, accompagnée de du sage Borya et du prètre Kiryl. C’est à ce moment que l’esprit du mal, en la personne de Psaro l’Exterminateur, décide d’attaquer le palais du Tsar, laissant Alina constater après coup les dégats.

Le 3ème chapitre est beaucoup plus léger, et certainement un de ceux que j’ai le plus apprécié. On y rencontre Torneco Taloon, vendeur d’arme désirant devenir le plus grand marchant du monde ! Un moment très amusant, tourné sur le commerce, où il faut trouver le plus d’arme possible, afin de les vendre dans des régions en pénurie, où l’on nous les achète à prix d’or.

C’est ensuite aux sœur Maya et Mina, l’une danseuse, l’autre cartomancienne, d’entrer en scène. Elles découvriront que le disciple de leur défunt père est vient de découvrir les secrets de l’évolution, et qu’il compte bien les mettre au service du mal…

Vient alors l’ultime chapitre, dans lequel notre héros (ou héroïne, on a le choix en début de jeu), l’élu attendu par tous, devra parcourir le monde à la recherche de Psaro, qui a fait détruire son village natal. Il rencontrera progressivement les personnages des chapitres précédents, qui s’associeront à lui pour vaincre le mal absolu. C’est le chapitre le plus long, qui nous fera découvrir les derniers recoins de la carte non encore parcourus jusqu’alors.

Un chapitre complémentaire est disponible une fois le jeu terminé, mais je vous laisserai le découvrir par vous même ! (En fait, j’y ai pas encore joué -_-; )

Le scénario est très linéaire, aucun choix qui pourrait offrir un parcours alternatif n’est proposé. Il existe cependant quelques quêtes annexes, qui peuvent allonger quelque peu la durée de vie : la ville des migrants (un perso rencontré vous propose de l’aider à créer de toute pièce sa ville, en lui ramenant des habitants potentiels), la recherche des mini-médailles (cachées un peu partout, elles permettent d’obtenir divers objets d’équipement à pouvoirs spéciaux), et enfin les casinos (on y joue au poker, à la machine à sous, et surtout on y parie sur des combats entre monstres, afin de gagner là aussi quelques pièces d’équipement). Bref, des petits plus qui permettent de souffler par moment de façon ludique et amusante.

Merci Toriyama

Comme je le disais plus haut, le design de Toriyama fait beaucoup dans le succès de cette saga. On reconnait directement sa patte sur chacun des personnages et monstres. Ses persos féminins sont particulièrement jolis, et je regrette amèrement ne pas avoir choisi l’héroïne en début de quête… Ca m’en aurait fait une de plus à regarder…

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Les monstres sont de deux types : les sérieux qui peuvent même aller jusqu’à faire peur (je pense aux Rejettons du démon par exemple), et les ridicules qui font plus rire qu’autre chose (j’adore les Slimes/Gluants, véritable emblème de la série, qui peuvent fusionner en un format géant et porter alors une couronne). Notons d’ailleurs le travail qui a été fait lors de la localisation sur leur nom, et qui renforce leur caractéristique mentionnée ci-dessus (le Djinn-fizz, Pit-Brûle, Bébête sauvage, etc.)

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Plaisir de jeu

Le gameplay est on ne peut plus classique : maniement à la croix directionnelle, accès aux menus par les boutons. L’originalité est l’utilisation des boutons L et R pour faire pivoter l’angle de vue  lors de certaines phases du jeu. C’est très pratique lorsqu’il faut contourner un bâtiment, ou voir ce que cache une colonne.

Les déplacements se font sur une carte, où l’on voyage de village en village, que ce soit à pied ou, plus tard, en bateau ou ballon dirigeable. Les cavernes et autres donjons m’ont paru assez simple : peu de recherche, pas d’énigme, il suffit de suivre le chemin le plus évident et on arrive rapidement au but escompté. Je n’ai eu qu’à quelque moment l’impression de tourner en rond sans savoir ce que j’avais à faire pour avancer dans le scénario. En fait, il suffit bien souvent de tenir compte de ce que nous disent tout les habitants des villages visité pour comprendre dans quelle direction nous rendre.

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Je n’ai vraiment pas eu l’impression de devoir régulièrement subir des séances de leveling. En ne fuyant aucun combat, on arrive rapidement à monter en niveau. Je me suis simplement borné à ne quitter une zone qu’en pouvant battre facilement les monstres qui l’occupent. En bref, je n’en ai fait que deux petites séances d’environ 45min sur les 35h que m’ont pris ce jeu.

A lire ces critiques, on pourrait se demander ce que j’ai apprécié dans ce jeu. Le plaisir que j’en ai tiré vient principalement du scénario très bien mené, avec des révélations qui viennent au bon moment pour relancer l’intérêt, et ses personnages très charismatiques (que ce soit le héros, les demoiselles très jolies, ou encore Torneco, le marchand débonnaire et pataud). J’ai particulièrement aimé également l’humour de certains dialogues.  Je crois que je resterai marqué par le discours d’un vendeur de la ville des migrants : “Un jour, notre ville sera un grand château, et nous posséderons une armée qui nous permettra d’envah… heu, pardon, d’apporter la démocratie à nos pays voisins”… Je m’y attendais vraiment pas à celle-là ;)

Conclusion

Je commence le V bientôt (je pense que ça suffit pour dire que j’ai vraiment apprécié ce Dragon Quest IV). Je vous invite en attendant à jeter un œil sur la pub japonaise de ce jeu, qui est très amusante !

Puisse la Déesse prendre soin de vous, pauvre brebis égarée.

Hello Blogchan – Un p’ti coup de rouge pour fêter ça ?

Bonjour Mesdames, bonjour Messieurs,

A compter de ce post, mes bafouilles seront référencées sur Blogchan. Déjà présent sur Bikasuishin no Gregarius, mon blog bien aimé est maintenant accessible à une tranche complémentaire de la blogosphère anime/manga. Je ne relancerai pas le débat bien couvert chez Tompopo, mais ça fait quand même plaisir d’être potentiellement plus lu qu’auparavant. Certes, j’écris pour moi avant tout, parce que ça me plait, mais il est bon pour l’égo de voir le nombre de visite sur le site augmenter significativement, sans compter l’honneur que me font certains à commenter les articles.

édit  : Visiblement, un problème technique m’empêche d’apparaître sur Blogchan… Ce sera pour le prochain post peut-être…

Pour fêter l’occasion, quoi de mieux que de vous retrouver autour d’une bonne bouteille ? Je sais pas vous, mais moi, j’aime follement le vin.  Le rouge spécialement. Je l’aime follement, parce qu’il règne autour de cette boisson une aura mystique qui élève l’ivresse à un niveau spirituel tel que l’on perdrait presque la raison (enfin, vous voyez ce que je veux dire, non ? Rien que le contenu de cette phrase devrait donner le ton). Je ne dis pas non à une bonne bière trappiste des familles, mais c’est pas la même chose.

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Alors quand on me propose d’allier ma passion et ma folie dans un seul et même format, je peux que tomber sous le charme. Sorti il  y a pile un an, Les Gouttes de Dieu (sous titre en français dans le texte de Kami no Shizuku) est un manga dessiné par Shu Okimoto et sénarisé par Tadashi Agi (pseudonyme sous lequel se cache deux frère et soeur, ayant déjà commis Psychometer Eiji et Get Backer) et compte 20 tomes au Japon et 7 en francophonie. Je n’ai pour ma part lu que les 3 premiers, mon avis ne sera donc basé que sur ceux-ci.

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On y suis l’histoire d’un jeune homme, Shimizu Kanzaki, dont le père, célèbre œnologue fraîchement décédé, lui laisse un curieux testament. Pour obtenir l’héritage, il lui faudra résoudre 12 énigmes, désignant chacune un vin particulier. Une fois celles-ci résolues, il lui restera à découvrir un ultime nectar, surnommé “Les gouttes de Dieu” par le défunt. Seules ces conditions réunie lui permettront d’acquérir la cave de son père, riche de milliers de bouteilles rares.

Mais le paternel ne s’est pas limité à ça ! Shimizu apprend en effet qu’il a adopté, peu avant sa mort, Issei Tomine, un jeune œnologue, lui aussi dans la course. Seul l’un d’entre eux héritera, et la difficulté risque d’être grande : notre héros n’a aucune notion d’œnologie… Enfin, c’est ce qu’il pense au premier abord. On découvrira au fil des chapitres que son père lui avait en effet fait passer plusieurs épreuves dans son enfance, dont il ne comprenait pas la raison, mais qui lui serviront régulièrement dans sa découverte du vin. Il lui a ainsi donné indirectement un goût et un odorat développé par la dégustation de plat particuliers, d’associations de saveur, voir même de choses inhabituelles, comme par exemple la mine d’un crayon (là comme ça, je ne peux m’empêcher de faire la comparaison avec Sangoku et Krilin livrant du lait à travers les montagnes durant leur entraînement chez Tortue Géniale…)

Il sera aidé dans sa quête par une jeune sommelière en herbe, ainsi que par diverses personnes qu’il rencontrera, notamment dans le département de vin de son entreprise, qu’il intégrera rapidement.

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L’ambiance est pas mal rendue. On assiste à un mixe entre des enquêtes à la limite du policier, des tranches de vie intéressantes, et surtout la découverte contemplative d’un art de vivre raffiné, associant vin et bonne cuisine. Le vocabulaire du vin est très bien présenté, et chaque volume est agrémenté d’un riche dossier développant un thème particulier (la dégustation, les cépages, etc.)

Les dessins sont pas mauvais du tout. J’ai souvent entendu qu’on les comparaient à du Obata plus “figé”. Pas faux en soi, même si la comparaison s’arrête rapidement. On notera l’originalité des scène de dégustations, où les ressentis des personnages sont très imagés : les dessins sont alors crayonnés, souvent agrémentés de fleurs “à la shojo”, voir purement allégoriques.

Je ne peux que conseiller ce seinen, qu’il faut au moins essayer. On a là un manga passionnant et bien construit, qui plaira tant aux amateurs de vin qu’aux autres. Notons qu’une adaptation en drama est en cours au Japon, mais je n’y ai toujours pas jeté l’oeil.

In vino veritas.

Migration : Byebye Overblog, hello WordPress

Suite à un mécontentement régulier et face aux limitations engendrée par Overblog, je me décide à mettre les voiles pour d’autres cieux.
En l’attente d’avoir le temps de me faire mon pti blog tout seul sur un hébergement privé, je me lance sur une autre plateforme, plus souple, plus complète, et surtout plus ouverte aux add-on de type gravatar ou twitter (quoique, je pense pas me mettre à ce dernier pour l’instant) : WordPress.

Les articles et commentaires ont été transférés (à la main -_-; heureusement y en avait pas trop), donc je vous souhaite donc la bienvenue dans mes nouveaux murs (ils sont plus jolis en plus, non ?)

Ban

Bakuman – Oeuvre Pro- ou Anti-Jump ?

Après le succès retentissant de Death Note, et le flop quasi inaperçu de leur version de Blue Dragon, le duo de mangaka Ôba/Obata revient sur le devant de la scène. Bakuman, leur nouveau titre, semble se faire sa place dans les pages du Weekly Jump, parvenant à supplanter quelques locomotives en perte de vitesse, comme Bleach ou Eyeshield 21, dans les classements hebdomadaires (si ça vous tente, voyez les discussions et les statistiques frôlant la maniaquerie de certains intervenant de ce forum).

Et là, c’est le bonheur : si je n’ai pas vraiment accroché à Death Note sur la longueur (trop de bla-bla qui tournent en ronds, des stratégies capilotractées fumeuses et fumantes, …), Bakuman a le mérite de souffler un vent d’air frais sur la production shonen du moment. C’est bien simple, on se croirait presque revenu au temps d’Hikaru no Go.

Car à l’instar de cette dernière (dessinée par Obata mais scénarisée par Hotta), Bakuman (contraction de bakuhatsu – explosion – et de manga) a l’intelligence (ou l’opportunisme ?) de reprendre les codes du shonen nekketsu (« Plus loin, plus fort, plus vite ! Battons-nous et nous atteindrons nos rêves ! ») pour les transposer dans un milieu au premier abord peu propice à ce genre de scénarios. Anciennement, c’était le jeu de go, maintenant, c’est l’univers des mangakas !

Energie

Bakuman, un manga nekketsu plein d’énergie !


Qui aurait cru que l’on pouvait être captivé par l’histoire de deux jeunes gens dont le but est de se faire publier dans le Jump ? C’est là que tient la magie d’Obata, qui a pour lui la maîtrise de la mise en page, et la clairvoyance dans le choix des personnes qui l’entourent.

Histoire

Bakuman, c’est avant tout une histoire d’amour. Celle-ci est peut-être aussi l’aspect le moins bon de la série, mais c’est le moteur de l’action :

Mashiro, élève en dernière année de collège, passe ses cours à dessiner la belle Azuki. Il ne le sait pas, mais la demoiselle éprouve elle aussi des sentiment pour lui. Takagi, lui, pense que, si Mashiro et ses dessins s’associaient à lui et ses scénarios, ils pourraient facilement devenir de riches et célèbres mangakas. Devenus potes, Takagi pousse le timide à se déclarer auprès d’Azuki, qui leur annonce alors vouloir devenir seiyû (comédienne de doublage, quoi),  afin, comme par hasard, de doubler un personnage du dessin animé tiré du manga des gars !

Et comme toute comédie romantique qui se respecte dans le monde des manga, il y a une promesse : « Atteignons chacun nos rêves, et je promets alors de t’épouser ! » (ouais, carrément !), avec son corolaire : « D’ici-là, concentrons nous sur nos objectifs, et ne nous contactons que par texto ! ».

Quel est le meilleur moyen de voir son manga devenir un animé à succès ? Entrer dans le Jump bien sûr !


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Heureusement, Bakuman n’est pas qu’une histoire d’amour, loin de là, même si c’est comme ça que débute l’aventure de nos deux compères. Leur route sera semée d’embûches et de rivalité, de rencontres amicales et de dépassement de soi. Du pur nekketsu quoi !

Au fur et à mesure des chapitre, l’histoire nous dévoile de nombreux rouages du magazine et du métier de mangaka.

Le tout est mené tambour battant, à 100 à l’heure, avec des sauts dans le temps de parfois six mois dans un seul chapitre. Le ton de l’histoire est assez humoristique, sans tomber dans la franche rigolade (un peu comme pour Hikaru no Go). Notons à sujet une évolution dans le trait d’Obata, qui a tendance à déformer plus qu’à l’habitude la tête de ses personnages lors de ces scènes humoristiques. Pas plus mal, pour ceux qui trouveraient un peu froid les dessins de Death Note.

Reponse editeur

Nos héros viennent de recevoir une réponse positive de leur éditeur.


Œuvre de commande ou plaidoyer anti-jump ?

En 2008, le Shonen Weekly Jump fêtait ses 40 années d’existence. Ce fut l’occasion d’organiser en grandes pompes divers événements commémoratifs et d’ouverture sur le monde, comme par exemple le site multilingue Jumpland, qui proposa d’ailleurs en avant-première la traduction officielle de Bakuman, quelques semaines après sa publication au Japon (une première !)

Dans ce contexte, on est en droit de se demander si Bakuman ne serait pas une œuvre de commande, chargée de faire l’autopromotion du magazine. On retrouve ainsi à de nombreuses reprises des allusions aux succès passés du Jump, et ce dernier semble toujours présenté comme la référence ultime dans le paysage manga. Certes, les ventes du magazine sont toujours très hautes, mais sont loin de distancier ses concurrents comme ce fut le cas dans les années 80 et début 90. Le Jump est d’ailleurs dans une grande période de creux, avec très peu de locomotives, et de nombreux titres qui entrent aussi vite qu’ils ne sortent faute de succès rapide.

Mais, s’il s’agit d’une œuvre de commande,  il faudrait croire également que, suite au succès de Death Note, Obata et Ôba ont entre leur main un passe-droit en or, leur permettant de nombreuses libertés au sein du Jump.

Car, à côté des allusions complaisantes, on retrouve également de nombreuses critiques acerbes que l’on ne pourrait logiquement tolérer au sein d’un organe distribué au grand public. Et pourtant, les auteurs n’y vont pas de main morte lorsqu’il s’agit de donner leur avis par l’intermédiaire des personnages.

Les classements des séries dans le magazine, reflet de leur popularité, est contestée par un apprenti mangaka, ami des héros. Les relations entre éditeurs, parfois prêts à se tirer dans les basques plutôt que de chercher à faire leur boulot correctement est dénoncée. Bien d’autres critiques sont faites, mais celle que je n’aurais cru voir et qui m’a le plus surpris est celle portant sur le renoncement de l’intention artistique par les auteurs au profit du succès commercial. En gros, les mangaka, pour être publiés dans le Jump, doivent avant tout faire quelque chose de vendeur plutôt que quelque chose d’original, personnel ou artistique. Je ne me voile pas la face, les séries du magazine sont commerciale et je les prends comme tel depuis (presque) toujours, mais de le voir dénoncé tel quel dans leur page, je ne m’y attendais vraiment pas.

Le manga oscille toujours sur le fil, afin, je pense, de dire ce qu’il pense sans trop froisser les éditeurs. Un bon dosage tout compte fait, qui laisse la place au plaisir de lecture hors polémique.

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Les trois principaux personnages, par Usamaru Furuya (La musique de Marie, Le cercle du Suicide, …), ami d’Obata.

Edit : Pour de plus amples information sur Bakuman, je vous conseille l’article de Deuz à son sujet !

Test d’écriture – OtaQueen VS

Bonjour à vous,

Au menu du jour, un petit écart par rapport au sujet initial de ce blog. Je vous propose aujourd’hui de vous plonger dans ma prose, en vous délectant d’un court récit fictionnel.

J’ai en effet participé au concours de fanfic de l’Epitanime, et bien que n’ayant pas gagné (l’histoire gagnante ici), je trouverais dommage de laisser cette histoire tomber dans les lymbes de l’oubli binaire.

Entre les deux thèmes proposés, j’ai choisi le suivant :
” Un flyers de la conv’ a atterrit dans un endroit des plus étranges.
Et si cet endroit ne faisait pas parti de notre monde ? Et si certains habitants décidaient de se rendre à la convention ? Que se passerait-il ? “

Je n’ai pas vraiment respecté le sujet, n’ayant jamais été grand fan de fanfiction reprennant des personnages déjà connus (à part en doujin, j’ai jamais accroché). J’ai donc créé de toute pièce cette courte aventure, mèlant tranche de vie avec une pointe de fantastique, et mettant en scène la reine des otak’, OtaQueen !

Bonne lecture !

OtaQueen VS

Par Casual-Otaku (mars 2009)

Thomas est un garçon plutôt pas mal. Il est gentil, et toujours prévenant envers moi. Je dois avouer que je pense souvent à lui… Je le trouve même assez mignon. Mais, aujourd’hui, sous ce soleil couchant de novembre, je ne peux définitivement pas accepter sa proposition.

« Tu sais, Candice, ça fait un petit moment que je ne peux m’empêcher de te regarder en classe… »

Ca, j’avais remarqué ! Ca fait plusieurs semaines que je le vois me fixer à longueur de journée.

« En fait, j’aimerais bien qu’on puisse passer la soirée ensemble… Je connais un nouveau bar qui est très sympa, c’est un concept nouveau, et… »

Il s’arrêta net, et je réalisai alors la moue exagérément exaspérée que j’affichais sur mon visage ! Ma réaction sembla le glacer, et je cru un instant que des larmes allaient perler au coin de ses yeux. Décontenancé, il tourna le dos et soupira :

« C’est bon, j’ai compris, te fatigue pas à me répondre…

— Non, attends, tentai-je de lui expliquer : ma grande sœur a accepté de garder les trois chiens et les deux chats d’une de ses collègues, et l’un d’eux souffre de problèmes digestifs. Si on ne le promène pas cinq fois par jour, ses gaz intoxiquent la maison ! Et c’est mon tour de le sortir le soir pour les trois prochains mois ! Donc désolée, je ne peux vraiment pas t’accompagner à ton bistro !

— Un bistro… non, mais, tu n’a pas compris ! Hé ! Mais attends ! »

Au fur et à mesure que j’allongeais mes pas, j’entendais s’éloigner les appels de Thomas. Je ne suis pas très grande, il me faut donc plus d’enjambées que l’individu moyen pour parcourir le chemin qui me ramène à la maison. Mais j’ai appris depuis longtemps comment optimiser au mieux mes capacités, si bien que je pourrais certainement rivaliser avec certains athlètes confirmés. En effet ; je ne dois perdre aucune seconde : mes cours se terminent à 17h00, et j’ai vingt minutes pour parcourir les trois kilomètres qui me conduisent vers mon anime préféré, Dragon Taisen !

Thomas a beau être le plus joli des garçons du lycée, son discours est tombé au mauvais moment. J’ai toujours refusé les relations amoureuses. C’est un trop grand investissement de temps. Et j’ai du en renvoyer chez leur mère, des prétendants transis ! Notez, je les comprends, on m’a toujours trouvée canon… Même les filles de ma classe rougissent quand je me change dans les vestiaires de sport ! Mais comment pourrais-je combiner un petit ami avec ma passion ? Impossible. Tant pis pour eux, quitte à le regretter comme cette fois-ci… J’ai une réputation à tenir, moi !

Vous connaissez OtaQueen ? La reine du virtuel, la princesse de la blogosphère anime et manga ? Celle qui sait tout sur tout avant tout le monde ? Et oui, c’est moi !

*

*          *

C’est à bout de souffle que j’arrivai à la maison.

« Je suis rentrée », criai-je tout en sautant dans mes chaussons. Karine, ma grande sœur, pointa le nez en dehors de la cuisine.

« Alors ? » me lança-t-elle, tout sourire. Depuis le décès de nos parents, c’est elle qui a repris les rênes du foyer. Ca a l’air de lui plaire, ce nouveau rôle ! En tout cas, elle le prend très au sérieux et est très attentive à mon frère et moi. Heureusement, ses 26 ans la rendent très proche de nos préoccupations et nous laissent beaucoup de libertés.

« Alors quoi ? », lui répondis-je.

« Il t’a parlé, non ? J’ai eu la sœur de Thomas au téléphone cet après-midi, il avait convenu de te déclarer sa flamme ce soir ! Ne me dis pas qu’il s’est dégonflé !? »

Je sentis mes joues devenir écarlates, si bien que bientôt tout mon visage bouillonnait.

« Ne rougit pas, c’est normal à ton âge ! » murmura Karine d’un air malicieux.

« Je ne rougis pas ! Je suis en colère ! hurlai-je de rage. Tu ne peux pas plutôt t’occuper de ta vie sentimentale ? Vraiment, j’ai horreur des coups montés derrière mon dos ! » Comme si ce n’était pas déjà assez frustrant d’avoir du refuser l’invitation d’un si beau garçon !

« Allez, calme-toi, soupira-t-elle. Ta dernière commande est arrivée à la Machine ! »

Ma sœur me connaissait bien. Elle savait que le moyen le plus rapide de me faire changer d’humeur était de me faire penser à ma passion. Je la quittai donc immédiatement et monta quatre à quatre vers ma chambre. J’allumai rapidement mon ordinateur, afin de ne pas louper la diffusion en streaming de mon épisode du soir. 17h25. Arg ! C’est déjà commencé. Enfin, c’est pas bien grave, j’ai déjà l’intégrale en DVD depuis 2 mois.

Oui, vous avez bien lu : sur mon étagère, trône le coffret DVD d’une série en cours de première diffusion. Haha ! ça vous en bouche un coin, non ? Comme je l’ai dit, je suis l’OtaQueen, j’ai tout à l’avance ! Et ça, c’est grâce à la Machine.

La Machine, c’est une imprimante matérialisatrice mise au point par mon père. Il était chercheur en informatique, mais c’est par un total hasard qu’il est arrivé à ce résultat. Un jour, en imprimant la confirmation de précommande de divers mangas, j’eu la surprise de voir apparaître un nuage étincelant. Quand celui-ci fut dispersé, je trouvai face à moi les bd qui m’attendaient comme par magie !

Vous comprenez bien que, pour une passionnée comme moi, c’est une aubaine ! Je n’ai plus à attendre qu’un manga soit publié : je l’ai déjà lu ! Un nouvel anime me plait ? Aucun soucis, j’en reçois l’intégrale dès le lendemain !

Etant férue d’informatique, je ne peux m’empêcher de tenir à jour un blog où je glisse ça et là quelques infos inédites sur les titres à venir. Vous comprenez maintenant d’où vient mon surnom d’OtaQueen ! La plupart des fans qui me suivent me croient dans l’intimité immédiate des mangakas… C’est vrai que ça me plairait beaucoup !

Cependant, je me fais doubler depuis quelques temps par un garçon qui semble avoir les mêmes informations que moi… Il a d’ailleurs le toupet de se faire appeler OtaKing ! Lui aussi est un grand fan de Dragon Taisen… Autant dire que la guerre gronde entre nous deux ! C’est à qui aura la dernière exclusivité, la dernière illustration inédite ! Je suppose que mon père ne fut pas le seul à découvrir les capacités de l’impression matérialisatrice… Mais ça n’empêche pas : il aurait pu être fan de comics ce type !

Tout en jetant un œil régulier à mon anime, j’entrepris d’ouvrir le colis arrivé : quelques tomes de manga, ainsi que la figurine à monter du mecha de l’anime en question. Héhé, rien que des nouveautés qui ne paraîtront que d’ici six mois au Japon ! Voilà de quoi m’assurer une longueur d’avance sur mon rival.

Je m’apprêtais à me lancer sur mon clavier pour rendre compte de mes acquisitions sur mon blog, quand un petit papier attira mon attention. Une illustration de Kojiro, le héros de Dragon Taisen et le mot Exclusivité me sautèrent aux yeux comme une illumination. Il s’agissait d’un flyer faisant la promotion d’une des plus grandes conventions françaises : l’Epitanime. J’y étais l’an dernier, et j’en ai gardé de très bons souvenirs ! Cette année, ce rendez-vous des otaku et des fans du Japon accueillait Jo Mikamura, le mangaka de ma série préférée ! Je ne peux exactement retranscrire ce qui me passa par l’esprit à ce moment-là. Entre joie éclatante et détermination rageuse, il ne me resta finalement qu’une seule idée : il me fallait le rencontrer ! Et obtenir une dédicace ! Avant OtaKing !

Oui, mais comment ?

*

*          *

Je n’ai pas dormi de la nuit, cherchant un moyen d’obtenir cette dédicace. Tous les scénarios possibles se mélangeaient : contacter quelqu’un du futur par Internet pour qu’il m’obtienne une dédicace, aller à l’Epitanime et donner le manga à mon site d’achat pour qu’il l’envoie à mon moi du passé, … Rien ne me semblait faisable sans révéler le secret. J’ai cogité sans relâche, et surtout sans fermer l’œil. Autant dire que la journée allait être difficile…

A mon arrivée au lycée, je filai immédiatement en classe. Hors de question de croiser Thomas ! Le pauvre, j’ai un peu de peine pour lui… J’étais la première à pénétrer dans le laboratoire de chimie. Une rose rouge était posée sur ma table.

« Y a pas à dire, il sait y faire avec les filles celui-là ! murmurai-je en souriant. Mais faudrait pas qu’il exagère non plus, si quelqu’un s’en aperçoit je vais en entendre parler toute l’année », ajoutai-je en glissant la fleur dans mon sac. Ce petit geste me toucha profondément, même si les sentiments que j’ai pour lui n’arrivent toujours pas à la hauteur de ceux que j’éprouve pour les manga.

Les autres élèves entrèrent dans la classe au compte-goutte, et j’ai pu me débrouiller pour éviter le regard de Thomas. Le cours commença. Notre prof était une vieille dame en fin de carrière. Vieux gilet, cheveux blancs poussiéreux, lunettes au verres fumés et verrue sur la joue. A la voir, on pouvait croire qu’elle aurait pu déjà prendre sa retraite depuis une vingtaine d’années ! Se tournant vers le tableau, elle récita tel un robot :

« Nous allons reprendre notre leçon sur les échanges gazeux. Silence dans le fond ! Comme nous l’avons dit la semaine dernière, si l’on transforme un élément A en … la résultante … gaz … hydrolyse … oxygène … CANDICE ! » hurla-t-elle d’un coup.

« Oui Madame ? » dis-je en me réveillant.

« Répétez moi ce que je viens de dire !

— Heu… Et bien…, balbutiai-je.

— Bon, je répète pour vous, mais c’est bien parce que c’est la première fois ! Je disais : si le transfert se fait dans un sens, on peut le faire en sens inverse ! »

Si le transfert se fait dans un sens, on peut le faire en sens inverse… Si le transfert se fait dans un sens, on peut le faire en sens inverse…

Ses mots résonnèrent dans ma tête comme une incantation. SI LE TRANSFERT SE FAIT DANS UN SENS, ON PEUT LE FAIRE EN SENS INVERSE !

« Mais oui ! » m’écriai-je à haute voix.

Sous les yeux médusés de mes camarades de classe, j’attrapai mon sac à dos et ma veste, et, d’un seul bond, je sautai au coup de la prof :

« Madame, je vous remercie infiniment », lui dis-je en l’embrassant.

C’était tellement évident que l’idée ne m’était pas venue à l’esprit : il me suffisait de me fondre avec le nuage étincelant précédent l’arrivée de mes commandes pour accéder à ce futur ! C’était sans risque : dans le pire des cas, je ne pourrai revenir à mon époque et j’aurai perdu six mois de ma vie. L’expérience valait bien ça !

Je quittais le lycée dans un état euphorique, sous les cris de Thomas, qui, depuis la fenêtre de la classe, ne semblait pas comprendre ce qui m’arrivait.

Mais attendez… J’ai embrassé la prof moi ! Beurk ! !

*

*          *

Une excitation craintive m’envahit quand je me décidai à cliquer sur le bouton d’envoi de ma commande. Dans quelques minutes, la machine s’allumera et matérialisera la commande de goods vendus exclusivement pour l’Epitanime. J’enfilais mon costume de Rinoka, la copine de Kojiro de Dragon Taisen. Je l’avais confectionné pour la convention de l’an dernier. Brrr, il fait vraiment pas chaud pour porter ce mini-short !

Quand l’imprimante se mis à vibrer, je sentis que je ne pouvais plus faire demi-tour. Je me plaçai face à elle et le nuage étincelant commença à m’entourer…

Tout ce mit à tourner dans la pièce, et ma vue se troubla. Si cette sensation fut dans un premier temps assez désagréable, elle changea progressivement en une chaleur douce qui m’envahit entièrement. Je flottais légèrement comme une plume… L’environnement de ma chambre se modifia alors : les murs s’évaporèrent, et des bruits familiers se firent entendre. Cette musique… Mais oui, c’était le générique de mon anime préféré !

J’ouvris les yeux : j’étais au cœur de l’Epita ! Ca avait fonctionné ! J’avais voyagé dans le temps ! Je n’en revenais pas !

Les animations battaient leur plein : un blind test sur des génériques japonais avait lieu dans la cour, alors que divers animé étaient projetés et que des otakus se défiaient sur les derniers jeux vidéo en date.

Le soleil brillait haut dans le ciel, j’avais bien fait de mettre mon cosplay léger ! Il fit d’ailleurs grande sensation : je me suis faite photographier au moins cinquante fois en l’espace de deux heures ! Comme par hasard, les quatre-vingt-dix pourcent des demandes venaient de garçons… J’en ai profité pour prendre des poses suggestives, comme Rinoka, ça les fera un peu rêver, les pauvres geeks !

Je me rendit ensuite auprès des dizaines de stands qui exposaient des goodies. J’en ai profité pour acheter quelques fanzines, c’est souvent plus difficile d’en acheter à d’autres moments. L’un d’eux était rempli de parodies coquines de Dragon Taisen… J’ai un peu honte, mais je l’ai acheté !

Soudain, une voix se fit entendre dans les haut-parleurs :

« Attention, attention ! Dans quelques minutes, Jo Mikamura sera présent pour dédicacer le dernier volume de Dragon Taisen ! Venez vite le rejoindre ! »

OtaKing, ta fin est proche ! Enfin quelque chose que tu n’auras pas !

Je suivis alors les dizaines de fan qui se dirigeait vers le lieu de la rencontre. Jouant des coudes et de sourires suaves, je parvins à me retrouver quinzième de la file d’attente. Dix minutes plus tard, le mangaka arriva. Tiens, je le croyais plus grand ! Il a à peine ma taille.

Plusieurs fans cosplayés patientaient dans la file. Le garçon me précédant était déguisé en Kojiro : une tenue de kendo bleue, ceinture blanche, et un loup noir sur le visage. De dos, son costume avait l’air très ressemblant ! On voyait qu’il avait été fait à la main, ce n’est pas un de ces accessoire que l’on peut acheter tout fait sur le net. Je trouve que ce genre de créations a tout de suite plus de charme, elles contiennent tout de suite un certain supplément d’âme qui fait la différence ! Je m’apprêtais à aborder le Kojiro en question quand je me rendis compte que l’on était juste devant l’auteur. Son interprète demanda au garçon à quel nom faire la dédicace. Il répondit :

« Je suis très connu sous mon pseudo sur Internet. Veuillez, s’il vous plait, dédicacer votre œuvre à OtaKing »

Ces mots me glacèrent le sang ! Mon rival se tenait juste devant moi et il m’avait devancé ! Je crus un instant que j’allais m’évanouir !

« Mikamura-sensei, veuillez excuser mon intervention », implorai-je, les main jointes sur mon front en signe de profond respect.

« OTAKING ! hurlai-je. Je suis OtaQueen ! C’est à moi que revient de droit la primeur de cette dédicace ! Je retournerai dans le passé et je la diffuserai sur le net avant toi ! »

Il se retourna, et je devinai que, derrière son masque, un regard consterné me fixait.

« Candice… C’est toi OtaQueen ?? » s’étonna le garçon, retirant son loup.

« Thomas !? Tu es… » balbutiai-je. Ma rage tomba d’un bloc. Mes joues se mirent à rougir de honte, mais mes lèvres ne pouvaient s’empêcher de sourire. Lui aussi était un peu gêné, mais ses yeux semblaient pétiller de bonheur. Mon rival virtuel était en fait mon prétendant réel. C’était complètement surréaliste : une vraie situation de manga !

« Candice, je crois que l’on a un hobby commun, non ? » murmura-t-il timidement… Je ne pouvais nier… Moi qui ne voulais pas m’encombrer d’un petit ami pour ne pas délaisser ma passion, je me retrouve avec une possibilité de combiner les deux !

Il m’expliqua alors qu’il lisait des manga depuis toujours, car son père travaillait pour un grand éditeur. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il a souvent accès à des informations exclusives. Il n’y avait donc pas d’autre machine matérialisatrice… Je ne vous cache pas que je n’ai absolument pas relancé la discussion vers mon voyage dans le temps !

Jo Mikamura, semblant s’impatienter, se leva de sa chaise, et nous prenant par les épaules, nous suggéra, par l’intermédiaire de son traducteur :

« Et bien jeunes gens, il ne vous reste plus, OtaQueen et OtaKing, qu’à vous allier afin de régner ensemble sur le monde des otaku, non ? »

Oui, pourquoi pas… C’est vrai que Thomas est un garçon plutôt pas mal…

The End

ps : le tout est bien évidemment la propriété de Casual-Otaku, sous contrat Creative Commons (by, pas de sousous, = ).

Qu’ai-je regardé depuis le dernier post ? (1ère partie)

Bonjour à vous chers lecteurs,

J’ai dernièrement eu quelques jours de vacances. J’en ai profité pour regarder des animé que j’avais mis de côté depuis quelques temps. Au programme : beaucoup de rattrapage, voir une plongée dans les vieilleries, peu (pas ?) de nouveautés.

Des petits avis rapides, donc, comme beaucoup le font.

Queen Millenia (1981)

J’aime bien les vieilleries en général, et Leiji Matsumoto en particulier. J’avoue ne jamais avoir lu/vu sur cette série jusqu’il y a peu, chez Gemini. C’est donc plein de curiosité que je découvre petit à petit ce que l’on considère parfois comme le prélude à la saga Galaxy Express/Maetel.

Les deux premiers épisodes n’en disent pas long, ce qui aide bien à mettre en place le suspense : Une planète étrange s’approche de la Terre, et la collision est prévue pour le 9 septembre 2009. Un jeune garçon féru d’astronomie va être impliqué dans l’affaire quand son père, chercheur, se fait assassiner dans l’explosion de sa maison. Il sera alors pris en charge par son oncle, travaillant à l’observatoire qui a découvert l’énigmatique planète…

Ce qui semble être un animé style Space opera, au vu de certaines illustrations, se déroule, pour cette introduction, dans un univers contemporain (enfin, contemporain d’il y a 30 ans). Ca se laisse suivre, on a envie d’en savoir plus (Visiblement, après un coup d’œil rapide jeté au film, celui-ci semble différer assez nettement de la série télé)


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Villgust (1993)

Petite série d’OAV en deux épisodes, adapté d’un rpg sur Super Nes. Pour débarrasser le continent du méchant du coin, la déesse du coin envoie sur terre deux groupes de 4 braves. La première partie sert à planter le décor, présenter les deux groupes et l’enjeu. La deuxième met en scène la réunion des héros et le combat final. C’est très court, très rapide, mais heureusement le tout est servi avec une bonne dose d’humour, classique certes, mais qui fonctionne bien. Les héros sont tous représentés sous forme de SD, et les méchants sont bien crétins.

Bref, une heure passée avec plaisir avec cette série que je voulais voir depuis un paquet d’année.


Villgust


Cobra – The animation (2008)

Le manga original de Cobra est paru de 1978 à 1984 dans les pages du Weekly Shonen Jump. Il donna lieu à un long métrage en 1982, directement suivi par une série télé, bien connue des animé-fan. En 1995, Buichi Terasawa repris le personnage en alternant colorisation d’histoires anciennes et aventures totalement inédites.

C’est deux de celles-ci qui sont prévues dans cette série de six OAV. La première, The Psychogun se compose de 4 épisodes, dont le dernier a du sortir vendredi dernier au Japon.

On retrouve donc le sympathique pirate de l’espace, toujours prêt à risquer sa vie pour une bimbo. La belle en question est, cette fois, archéologue, en passe de découvrir les secrets de l’Univers (rien que ça…) Et bien sûr, la Guilde intergalactique (sorte de mafia du futur) est sur le coup !

J’aime bien. L’ambiance d’antan est bien reproduite, le scénar est bien ficelé ! Ca me fait exactement la même impression qu’en regardant un James Bond ou le Lupin III annuel : nostalgie, certes, mais avec un p***n de truc en plus via les progrès technologiques. Bref, j’attends le dernier opus avec impatience, surtout après le cliffhanger du 3ème épisode.

Notons qu’une série télé est aussi prévue pour cette année, mais quand …?


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Kannagi (2008)

Déception -_- ;

Vu le buzz assez important de ces derniers mois, je croyais réellement passer à côté de quelque chose d’important en ne regardant pas Kannagi. En fait, je n’aurais pas du m’interdire de lire les différents articles de blog sur son sujet… A la base je voulais me faire mon propre avis mais, pour le coup, j’ai l’impression d’avoir perdu du temps.

Un animé de tranche de vie, avec une pointe de fantastique. Je ne suis pas réfractaire à ce genre, mais dans ce cas, ça ne décolle pas rapidement du tout : les personnage ne sont pas suffisamment charismatiques à mon goût pour soutenir une série de ce type.

On a parfois comparé cette série à La Mélancolie d’Haruhi Suzumiya… Moi je vois pas trop le rapport. Haruhi a un côté déjanté que l’on ne retrouve pas ici, et le fantastique y est bien plus flagrant.

Trois épisodes de vu, le 4 survolé : pour l’instant je m’ennuie et je compte arrêter.


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Lucky star (2007)

L’inverse du précédent !

De la tranche de vie décalée, assez drôle, sur des sujets inattendus pour la plupart. J’espérais un semblant de scénario, mais on nous propose ici des scénettes présentant un groupe de 4 collégiennes discutant de leurs préoccupations du moment : pâtisserie, jeux vidéo, robes de mariage, manga, série télé, … La liste est longue et risque de surprendre à plusieurs reprises !

L’humour se base sur les personnages souvent en décalage avec leur propos, un sens du non-dit (très bien amené par les dessins expressifs), voir du non-vu (le générique de fin se déroule dans un salon de karaoké, dont la porte fermée laisse passer les dialogues et chants des héroïnes).

A voir au compte-goutte cependant, afin de ne pas faire de surdosage. (Quatre épisodes vus)


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Voilà, un petit compte rendu en attendant la préparation d’un article en deux parties sur Bakuman, le dernier manga du duo Obata/Oba.

[-16] Sexualité ancestrale – Initiation (Haruko Kashiwagi)

Bonjour à vous, chers lecteurs ! Cet article devrait logiquement être plus lu que les précédents, je suis en effet normalement référencé chez Bikasuishin no Gregarius. J’ai remarqué également que Skav me cite dans son dernier post sur Blogchan, ce qui devrait ramener du monde en attendant un référencement sur cet aggrégateur (Skav attend quelques articles de plus, ce que je comprend tout à fait). Donc bienvenue à tous, je vous laisse donc avec l’article du jour !

Dans l’abondante masse d’auteurs publiés en français, il est des mangakas qui passent relativement inaperçus. Manque de visibilité, peu vendeur, public visé restreint… Les raisons de ce phénomène sont multiples et il serait vain de s’étendre sur le sujet.

Alors, quand un bloggeur tombe sur une perle méconnue, il est de bon ton pour lui de prendre la plume et d’annoncer la bonne nouvelle aux otakus de bonne volonté.

C’est ce qui m’est arrivé il y a quelque temps, et je ne peux retenir ma verve plus longtemps.

Haruko Kashiwagi est une auteure de seinen manga (chose assez rare pour le souligner, ce genre de production étant largement le fait d’hommes). Deux de ses œuvres nous sont parvenues à l’initiative de l’éditeur Akata/Delcourt : Initiation (Hanazono Merry go Round) et Rivage (Onimushi). Nous nous intéresserons ici à la première.

portrait_kashiwagi_harukoL’auteure (on a vu plus moche)

Paru en 2001 dans les pages du Big Comic Spirits (Shogakukan), Initiation compte cinq volumes d’environ 210 pages (une cinquantaine de plus pour le dernier).

Histoire

La jeune auteure a tendance à se mettre en scène dans ses mangas. C’est également le cas ici, où, dès les premières pages, elle nous propose de nous raconter une histoire qui est arrivée à l’un de ses amis. Pour préserver son anonymat, elle l’appellera Ki-Itchi Aiura.

aiuraAiura ne sait pas encore à quoi il va participer…


Lors des vacances d’hiver de ses quinze ans, ce dernier se décide à se rendre dans le village natal de son père, afin d’y récupérer le sabre sacré familial. Celui-ci avait été confié à un bonze chargé de briser une malédiction ancienne, et n’avait pas été revu depuis lors.

Malheureusement, Aiura s’endors dans le bus, et loupe l’arrêt. C’est en pleine montagne enneigée qu’il se retrouve, avec comme seule possibilité de marcher en sens inverse pour atteindre son but. La nuit tombe, et c’est avec chance qu’une jeune fille en scooter passe par là. Sumiko (c’est son nom) lui propose alors de l’héberger pour la nuit dans l’auberge que tient sa mère.

SumikoSumiko


Il découvrira le village isolé de Kebigasawa, où les mœurs sexuelles sont quelque peu inhabituelles… Le jeune homme va alors être entraîné dans une spirale initiatique à laquelle il n’aurait pas dû prendre part, ce qui lui attirera les foudres de bon nombre de villageois.

Sexualité

On raconte qu’à l’époque Jômon (-10 000 – -300), les populations vivaient autour d’un même foyer et pratiquaient une forme de « sexualité communautaire ». Pendant l’époque de Yamato (300-710), les couples vivaient séparés, et le mari devait régulièrement « rendre visite » à sa femme. Mais un homme pouvait également avoir d’autres partenaires. Les relations entre les deux sexes étaient, semble-t-il, ambiguës. On raconte également qu’à l’ère Heian (794-1185), le mariage d’un demi-frère et d’une demi-sœur était chose fréquente. Rien qu’en se penchant sur l’histoire du Japon, on constate que les modes de relations homme-femme peuvent être très diversifiés. Ce n’est qu’au cours de l’ère Meiji (1868-1912) que la notion de chasteté fit son apparition. Jusqu’à cette époque, les Japonais avaient une sexualité très libre. (Introduction du tome 1)

Le village de Kebigasawa, ancienne retraite construite par un seigneur local pour se protéger en cas d’attaque de son château, était perdu au milieu de nulle part. Avant le développement des moyens de communication modernes, la reproduction de la population faisait très rapidement face à un mur : faute de sang nouveau, l’endogamie risquait de ne pas avoir de bons résultats génétiques. Les anciens l’avaient bien compris, et avait mis au point des stratagèmes culturels afin de palier au problème. Ainsi, toute femme de 33 ans était considérée comme dans sa « mauvaise année ». Elle devait conjurer ce mauvais sort en faisant l’amour avec un homme plus jeune qu’elle, de préférence venant de l’extérieur.

Sur cette base, toute une sacralisation de l’acte sexuel se mis en place, avec de nombreux rites d’initiation des plus jeunes par les adultes. Paradoxalement, cette sacralisation a pour conséquence de désacraliser le sexe, lui enlevant tout tabou que nos sociétés judéo-islamo-chrétiennes, ou encore japonaise moderne, ont tendance à lui associer.

initiationInitiation des garçons par les femmes du village

Aiura tombe ainsi dans un environnement totalement en opposition avec son éducation, ce qui le perturbe énormément. Il faut dire qu’il est bien sollicité, d’une part par une tenancière de l’auberge en plein dans sa trente-troisième année, les mégères du village prêtes à tout pour l’initier, et la jeune Sumiko, qui, malgré son air agressif, pourrait bien ressentir quelque chose de très fort envers lui.

Dit comme ça, on pourrait croire être dans un manga-harem comme il y en a beaucoup actuellement. Il n’en est rien, et l’ambiance noire et feutrée de l’ensemble ne fait que souligner le bourbier dans lequel s’enfonce Aiura. Il percera un peu trop profondément les secrets de la communauté, qui cherchera alors à tout prix de se protéger. En effet, comment réagirait l’extérieur s’il apprenait l’existence de ces rites de passage et cette liberté sexuelle ancestrale ?

terreL’initiation se termine par la pénétration l’un énorme penis de paille dans une étroite grotte


Notre héros, qui aurait pu fuir depuis le début, fera cependant tout pour récupérer le sabre pour lequel il est venu. Il est d’ailleurs amusant de souligner le parallèle entre la quête de ce fort symbole phallique freudien (oui, il n’y a pas que l’homoérotisme qui l’est !) et l’initiation à la sexualité d’Aiura.

Le manga

J’aime bien le style de Kashiwagi, mais il faut s’y habituer. On peut en effet le trouver un peu grossier et oppressant (traits assez épais et saturation des pages entre les perso et les décors). Mais cette impression disparaît au fil des pages et on finit par apprécier cette originalité. Notons que son trait s’affine vers la fin de l’histoire, et encore plus dans Rivage, dont je parlerais à une autre occasion.

Le dessin contribue beaucoup à l’ambiance générale de l’œuvre. Quand on feuillette rapidement le manga, on peut se demander combien de litres d’encre l’auteur a bien pu pouvoir utiliser. Les pages sont très noires et sombres. Ceci s’explique par le grand nombre de scènes se déroulant la nuit ou dans des pièces faiblement éclairées.

On a donc une ambiance très feutrée, intimiste. Les scènes de sexe sont très bien représentées, avec une petite touche féminine qui les rend souvent, je trouve, plus excitante qu’un hentai standart.

L’auteure est également très forte lorsqu’il lui faut faire passer un humour de situation subtil. Ce qui n’est pas désagréable pour nous détendre de l’intensité du reste de l’œuvre.

laisseAiura se laisse peu à peu aller aux jeux de l’initiation…

La narration est, quant à elle, très bien menée. Si les deux premiers volumes se font à un rythme posé (sans lenteur cependant), tout s’accélère avec le retour du père de Sumiko. Le dernier tome est d’ailleurs mené tambours battant pour une poursuite finale palpitante. Un épilogue viendra cependant conclure dans le calme cette série qui cumule sérieux et très bon divertissement.

Je vous recommande donc très fortement cette lecture, en attendant de retrouver Haruko Kashiwagi lors d’un prochain article sur Rivage, dont il me reste deux tomes à découvrir.

2D > 3D ? My Animé Harem

J’ai résisté jusqu’ici à la vague des harem qui sévit sur les blogs animé en ce moment. Je suis pas d’un naturel à faire des fixations sur les perso 2D, mais en me penchant un peu sur la question, plusieurs noms se sont un peu imposés d’eux-mêmes. On peut parler de coup de cœur pour ces jeunes dames, qui, pour certaines, sont présentes dans mon petit cœur d’otaku occasionnel depuis bien longtemps déjà.Donc, sans plus attendre, mon harem animé :


Détail :


Lamu (Urusei Yatsura) : La tsundere par excellence ! Qu’elle soit en bikini tigré ou en sailor fuku, elle reste une des icones les plus sexy du monde 2D ! Son caractère explosif en ferait fuir plus d’un, mais les moments tendres révèlent son côté romantique… Un must have du harem !

KikoushiEnma14
Yuki-hime (Kikoushi Enma) : Une froideur détachée, un regard de glace… La princesse des neiges au tempérament de feu cumule la beauté inaccessible et la force d’un démon. Brrr… J’adore ! J’aurai l’occasion de revenir sur elle avec un article un peu plus fouillé.

Mikuru Asahina : Ai-je besoin d’expliquer pourquoi ? Je suis pas un maniaque du moe, mais, avec la jolie voyageuse temporelle, je ne peux que tomber dans ce piège du fan-service.

gunnm1
Gally (GUNNM, 1ère série. Last Order n’existe pas, non.) : La femme forte par excellence. Elle arrive à rester sensuelle jusqu’au cœur des combats.

bioman
Bioman rose : Ok, c’est de la 3D, mais bon… Phantasme de jeunesse ! On ne peut aller contre l’inconscient. Jamais. Regardez-là quoi ! C’est quand même elle la plus classe des cinq, non ?

Cutie Honey : Avec elle, on ne s’ennuie pas ! Dès qu’elle sent que la relation manque de piment, elle change d’apparence pour relancer la machine !
Les filles de Mizuki Kawashita : Je n’ai jamais lu un de ses manga, mais je fonds devant chacune de ses perso féminines. J’adore son style : petits bouts de femmes bien charnues là où il faut, des yeux profonds dans lesquels ont aime se plonger, des poses souvent bien pensées (hurmf…) Autant dire que j’attends avec impatience l’adaptation d’Hatsukoi Limited (bien que je ne sache absolument pas de quoi ça cause !). Bref, une attirance physique pure, simple, bestiale.

Shirley (Code Geass) : Difficile de passer à côté de cette série dans ce genre d’exercice, vu son haut potentiel de fan-service. J’ai du faire un choix, et Shirley est sortie vainqueur (juste devant Millay Ashford). Que dire sur la belle ? Un physique avantageux, des attitudes un peu gourdasse, de long cheveux brun tirant vers le roux… Je craque !

Conclusion :

J’ai une forte propension à regarder vers le passé, vu que je regarde moins d’animé qu’auparavant. Notons la présence de deux héroïnes de Go Nagai, dont je suis un grand fan. Je remarque également un bon équilibre entre fille de caractère et potiches (ouf, ça me rassure un peu). Sinon, hormis la Bioman rose, mes goûts sont assez classique. Vous en pensez quoi ?