Hello Blogchan ? Si, cette fois, ce post est référencé sur l’aggrégateur en question, j’invite ceux qui le souhaiterait à venir déguster avec moi un petit verre de vin pour l’occasion.
Aujourd’hui, je vais vous présenter un jeux vidéo qui a dernièrement partagé mes après-midi de liberté, ainsi que mes nuits d’insomnie. Ça fait des années que je souhaitais me lancer dans la saga des Dragon Quest. En fait, je me souviens parfaitement être tombé dedans sans le savoir lorsque le Club Dorothée commença la diffusion de Dai no daiboken, vers les dernières années de gloire de l’émission. Ils eurent l’idée étrange de renommer la série Fly (et Ariane de spécifier lors de la présentation du premier épisode “Ca veut dire mouche en anglais”, histoire de renforcer sans le vouloir le côté ridicule de cette “traduction”), ce qui éloigna dans mon jeune esprit l’association avec les rpg en question. Ce ne fut que quelques années plus tard que je découvris au détour d’un magasin d’import les perso de mon dessin animé adoré et le nom prestigieux associé sur le même volume du manga. La série connut ensuite les honneurs de la traduction française chez J’ai Lu, puis actuellement chez Tonkam.

Ce qui me plut dans cet univers, c’est approche typiquement japonaise de l’heroic fantasy : les poncifs du genre sont mis en scène de manière extrêmement dynamique, et l’esprit nekketsu donne un coup de boost au caractère déjà épique de la chose. Mon intérêt pour la saga fut également renforcé par le chara design de Toriyama : en pleine période de fanboyisme Dragon Ball, je ne pouvais qu’être attiré par ces jeux. Son trait est rond, frais, clair, et les auteurs de Dai no Daiboken ont su s’en inspirer, en garder le concept, tout en restant personnels et originaux.
Mais voilà le problème : je ne possédais qu’un Game Boy, et aucun jeu Dragon Quest n’était disponible sur cette console. Aucun jeu n’est d’ailleurs sorti officiellement en Europe avant 2006 ! Je me suis donc contenté des manga et d’autres rpg, comme par exemple Zelda, puis beaucoup plus tard Chrono Trigger (qui, bien qu’ayant le design de Toriyama, n’était pas vraiment dans l’univers qui m’attirait tant).
Jusqu’à ce mois de mars 2009, où, venant de terminer Zelda-Phantom Hourglass sur ma DS adorée, j’eus l’opportunité de me lancer dans ce 4ème volet de la saga. Rebaptisé “L’épopée des élus” lors de sa localisation française, cet épisode est le premier de la “Trilogie zénithienne”. Sorti en premier lieu sur NES, il est ici modélisé en 3D pour notre plus grand plaisir.

Il était une fois…
Le scénario de Dragon Quest IV se divise en cinq chapitres, de longueurs variables, qui ont le mérite de mettre tour à tour en avant les différents protagonistes. Ce système, un peu déconcertant dans les premières heures de jeu, permet de s’attacher progressivement à chaque personnage, et de littéralement jouir lors de leur réunion à mi-parcours.
Torneco, Kiryl, Alina, Maya, Mina, Ragnar, le héros, l’héroïne, Borya.
Le premier chapitre nous présente Ragnar McRyan, preux chevalier en armure rose et jambes à l’air, chargé de sauver les enfants de Strattbourg, enlevés par de méchants monstres : une petite quête basique pour se mettre en jambe.
On passe ensuite à Alina, jeune tsarine de son état, dont l’esprit aventureux la pousse à parcourir le monde, accompagnée de du sage Borya et du prètre Kiryl. C’est à ce moment que l’esprit du mal, en la personne de Psaro l’Exterminateur, décide d’attaquer le palais du Tsar, laissant Alina constater après coup les dégats.
Le 3ème chapitre est beaucoup plus léger, et certainement un de ceux que j’ai le plus apprécié. On y rencontre Torneco Taloon, vendeur d’arme désirant devenir le plus grand marchant du monde ! Un moment très amusant, tourné sur le commerce, où il faut trouver le plus d’arme possible, afin de les vendre dans des régions en pénurie, où l’on nous les achète à prix d’or.
C’est ensuite aux sœur Maya et Mina, l’une danseuse, l’autre cartomancienne, d’entrer en scène. Elles découvriront que le disciple de leur défunt père est vient de découvrir les secrets de l’évolution, et qu’il compte bien les mettre au service du mal…
Vient alors l’ultime chapitre, dans lequel notre héros (ou héroïne, on a le choix en début de jeu), l’élu attendu par tous, devra parcourir le monde à la recherche de Psaro, qui a fait détruire son village natal. Il rencontrera progressivement les personnages des chapitres précédents, qui s’associeront à lui pour vaincre le mal absolu. C’est le chapitre le plus long, qui nous fera découvrir les derniers recoins de la carte non encore parcourus jusqu’alors.
Un chapitre complémentaire est disponible une fois le jeu terminé, mais je vous laisserai le découvrir par vous même ! (En fait, j’y ai pas encore joué -_-; )
Le scénario est très linéaire, aucun choix qui pourrait offrir un parcours alternatif n’est proposé. Il existe cependant quelques quêtes annexes, qui peuvent allonger quelque peu la durée de vie : la ville des migrants (un perso rencontré vous propose de l’aider à créer de toute pièce sa ville, en lui ramenant des habitants potentiels), la recherche des mini-médailles (cachées un peu partout, elles permettent d’obtenir divers objets d’équipement à pouvoirs spéciaux), et enfin les casinos (on y joue au poker, à la machine à sous, et surtout on y parie sur des combats entre monstres, afin de gagner là aussi quelques pièces d’équipement). Bref, des petits plus qui permettent de souffler par moment de façon ludique et amusante.
Merci Toriyama
Comme je le disais plus haut, le design de Toriyama fait beaucoup dans le succès de cette saga. On reconnait directement sa patte sur chacun des personnages et monstres. Ses persos féminins sont particulièrement jolis, et je regrette amèrement ne pas avoir choisi l’héroïne en début de quête… Ca m’en aurait fait une de plus à regarder…

Les monstres sont de deux types : les sérieux qui peuvent même aller jusqu’à faire peur (je pense aux Rejettons du démon par exemple), et les ridicules qui font plus rire qu’autre chose (j’adore les Slimes/Gluants, véritable emblème de la série, qui peuvent fusionner en un format géant et porter alors une couronne). Notons d’ailleurs le travail qui a été fait lors de la localisation sur leur nom, et qui renforce leur caractéristique mentionnée ci-dessus (le Djinn-fizz, Pit-Brûle, Bébête sauvage, etc.)

Plaisir de jeu
Le gameplay est on ne peut plus classique : maniement à la croix directionnelle, accès aux menus par les boutons. L’originalité est l’utilisation des boutons L et R pour faire pivoter l’angle de vue lors de certaines phases du jeu. C’est très pratique lorsqu’il faut contourner un bâtiment, ou voir ce que cache une colonne.
Les déplacements se font sur une carte, où l’on voyage de village en village, que ce soit à pied ou, plus tard, en bateau ou ballon dirigeable. Les cavernes et autres donjons m’ont paru assez simple : peu de recherche, pas d’énigme, il suffit de suivre le chemin le plus évident et on arrive rapidement au but escompté. Je n’ai eu qu’à quelque moment l’impression de tourner en rond sans savoir ce que j’avais à faire pour avancer dans le scénario. En fait, il suffit bien souvent de tenir compte de ce que nous disent tout les habitants des villages visité pour comprendre dans quelle direction nous rendre.

Je n’ai vraiment pas eu l’impression de devoir régulièrement subir des séances de leveling. En ne fuyant aucun combat, on arrive rapidement à monter en niveau. Je me suis simplement borné à ne quitter une zone qu’en pouvant battre facilement les monstres qui l’occupent. En bref, je n’en ai fait que deux petites séances d’environ 45min sur les 35h que m’ont pris ce jeu.
A lire ces critiques, on pourrait se demander ce que j’ai apprécié dans ce jeu. Le plaisir que j’en ai tiré vient principalement du scénario très bien mené, avec des révélations qui viennent au bon moment pour relancer l’intérêt, et ses personnages très charismatiques (que ce soit le héros, les demoiselles très jolies, ou encore Torneco, le marchand débonnaire et pataud). J’ai particulièrement aimé également l’humour de certains dialogues. Je crois que je resterai marqué par le discours d’un vendeur de la ville des migrants : “Un jour, notre ville sera un grand château, et nous posséderons une armée qui nous permettra d’envah… heu, pardon, d’apporter la démocratie à nos pays voisins”… Je m’y attendais vraiment pas à celle-là
Conclusion
Je commence le V bientôt (je pense que ça suffit pour dire que j’ai vraiment apprécié ce Dragon Quest IV). Je vous invite en attendant à jeter un œil sur la pub japonaise de ce jeu, qui est très amusante !
Puisse la Déesse prendre soin de vous, pauvre brebis égarée.
Bienvenue sur Blogchan
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Après avoir fini le V je me suis lancé dans le IV, j’ai pas joué beaucoup pour le moment, mais nulle doute que j’y reviendrai un de ces jours ^^. Pour le peu que j’en ai vu j’ai bien aimé, le système de chapitres est assez original, et comme tu le dis si bien, les jeux de mots débiles pour les noms des monstres sont toujours présents ^^.
Pour info, je me suis refait Dragon Quest VIII il y a quelques temps, et je te le conseille vraiment si tu ne l’a pas déjà fait. Dedans t’as des clins d’oeil un peu partout, par exemple à un moment tu affrontes Ragnar et Torneko dans l’Arène des monstres de Morry :p.
Merci pour l’accueil
Pour l’instant je ne me contenterai que des épisodes sur DS (ma seule console), donc je vais me lancer dans le V (je vais peut-être un peu jouer à autre chose avant), puis j’attendrai le VI et le IX !
Visiblement il y a aussi des clins d’œil au IV dans le V… ou alors j’ai mal compris !
A noter que parmi les marraines de Chrono Trigger, on trouve aussi Yuuji Horii; c’est peut-être pour ça que je trouve un petit côté DQ au soft de Square.
DQIV, j’avais adoré sur NES. L’univers des DQ m’a toujours semblé plus fouillé et moins creux que celui des FF, et l’explorer par l’intermédiaire de plusieurs personnages ou groupes de personnages aux objectifs et aux méthodes différentes jouait dans ce sens-là.
Le remake DS, lui, s’il est techniquement impeccable, souffre d’une trop grande facilité… et je suis persuadé que le nombre d’armes et de skills a été réduit au passage; l’aspect tactique des combats en souffre un peu.
Je ne peux comparer avec la version NES, mais je trouve la difficulté de ce jeux passable également. Ce qui m’a surtout choqué, c’est la facilité des grottes et donjons : tellement linéaires que l’on ne cherche jamais son chemin… J’aurais bien aimé quelques creusages de tête supplémentaires !
Sinon, DQ>FF, c’est évident !