Un article sur mon blog, une chose devenue rare en ces temps ensoleillés ! Le fait est là, l’été n’est pas ma saison de bloging ! Le potager et les entretiens divers ont été agrémenté cette année par la venue très prochaine d’un petit être dans ma vie, ce qui engendre son lot de préparatifs exceptionnels qu’on est loin d’imaginer avant d’être dans la situation… Mais bon, le futur papa trouve toujours un peu de temps pour zieuter des anime et lire quelques manga ! C’est ainsi qu’entre deux épisodes de Cyber Formula, j’ai testé un nouveau titre de Delcourt, à savoir Une sacrée mamie, de Shimada et Ishikawa.


Ceux qui auront lu ma page “A propos” savent qu’une de mes trois passion,, outre les anime/manga et les jeux vidéo, consiste à apprendre à économiser de l’argent et l’utiliser correctement afin de devenir riche lentement. Cet objectif a deux voies possible pour se réaliser : gagner plus, ou/et dépenser moins. Moi, je suis plus porté sur le deuxième terme. Alors, quand Akata a commencé à communiquer sur ce titre racontant la vie d’une mamie pauvre mais heureuse de sa situation, sachant se débrouiller avec un rien et faire face à la crise, le propos a eu un certain écho à mes yeux. Un manga sur la vie simple et la frugalité, ça colle parfaitement à mes centres d’intérêt !
Histoire
1958, Hiroshima. A cette époque au Japon, il est difficile pour une jeune femme d’élever seule ses deux fils. Acculée, elle décide un jour de confier le plus jeune, Akihiro, à sa mère qui vit dans la campagne. Arrivé chez sa grand-mère, une vie complètement nouvelle va commencer pour Akihiro. Pas facile de quitter la ville pour la campagne quand on n’y est pas préparé ! Mais le petit garçon va vite s’habituer à sa nouvelle vie au grand air. Suivant l’exemple de sa super mamie débrouillarde, il va apprendre à s’adapter à toutes les situations… (Résumé Akata)
J’ai découvert ce titre part la publication en ligne du premier chapitre. Ce qui m’a poussé à acheter directement ce manga, c’est que ces quelques pages m’ont littéralement bousculé, et m’ont mis la larme à l’œil (et quand on veut lire discrètement des manga en ligne au boulot, ça le fait moyen de se retrouver à pleurer devant son ordi). Voir ce petit garçon presque abandonné par sa moman m’a retourné le cœur. Mais l’histoire devient rapidement plus amusante, avec la découverte par Akihiro du style de vie de sa grand-mère. Si, dans un premier temps, il en a totalement honte, il finira par comprendre que l’argent, même s’il aide beaucoup, est loin de faire à lui seul le bonheur.

Une morale trop présente ?
Si les aventures d’Akihiro, constituées d’histoire indéendantes, sont toujours amusantes, elles ont pour léger défaut de se terminer, pour la plupart, sur une morale un peu lourdingue à la longue. Certes, l’argent ne fait pas le bonheur. Certes, la simplicité dans laquelle vit la grand-mère est un exemple quand on voit les méfait de la surconsommation de nos sociétés. Mais ces évidences (enfin, peut-être pas pour tout le monde) sont vraiment très présentes, voir TROP. Si bien qu’on en viendrait presqu’à les rejeter alors qu’elles sont d’un bon sens total. Certes, l’avarice et l’envie sont des péchers capitaux (huhu !), mais quand on voit ce gamin démuni se démener corps et âme (couper du bois, faire le ménage, etc.) pour avoir de quoi s’offrir un gant de baseball, et que finalement sa grand-mère lui rétorque que ces travaux valent bien son logement et ses repas, on a de quoi avoir un sentiment d’injustice qui nous envahit.
Quand je lis Une sacrée mamie, j’ai l’impression de revenir trois siècles en arrière, avec le mythe du bon sauvage. En gros, la simplicité est salutaire, et le reste n’est pas sain. Mais là ou je suis partisan d’une simplification volontaire, basée sur une facilitation de la vie, quand on me dit que la simplicité subie est bonne, et qu’il ne faut rien faire pour changer cette situation, j’ai du mal à accepter.
Conclusion
J’attends le deuxième tome pour savoir ce que je ferai de cette série. Si le thème de base m’intéresse au plus haut point, la façon de le traiter me dérange un peu. Mon avis est tranché, et mériterait quelques nuances ; aussi je vous suggère quand même de feuilleter ce manga, qui propose quand même bon nombre de scènes amusantes, et qui, par ses dessins simples mais très expressifs, vous décrochera certainement quelques sourires.
PS : Ceci sera mon dernier post pour cet été, rendez-vous à la rentrée !